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Personas

- 12 juin 2010

Ceux qui œuvrent dans le milieu du marketing connaissent bien ce terme. Il s’agit en fait de personnalités fictives représentant les utilisateurs cible des produits à valider. Une fois définis, les personas sont utilisés lors de la phase d’évaluation du produit. On se met alors dans la peau de chaque persona et on fait une simulation sur le système que l’on veut développer ou tester. On peut donc « observer » le comportement de l’utilisateur et voir si le produit est satisfaisant. En utilisant plusieurs personas, on en arrive à cibler les failles majeures.

Dans le milieu automobile, les grands fabricants utilisent également ce concept pour évaluer et développer leurs futurs modèles. Dans mon cas toutefois, j’utilise plutôt les personas pour évaluer les voitures que j’ai en essais, ce qui me permet d’être le plus objectif possible. Je me suis donc bâti quatre personas qui représentent la majorité des acheteurs de véhicules.

Persona 1 – Jean-Samuel, 17 ans, étudiant au cegep en sciences pures, vit chez ses parents

Persona 2 – Mario 35 ans, employé de la fonction publique, marié et père de deux enfants, salaire familial de 100 000$/année.

Persona 3 – Monique 40 ans, PDG d’une grande société, mariée et mère de quatre enfants, salaire de 200 000$/année

Persona 4 – Elphège 70 ans, retraité et marié. Conduit peu, aime jouer au golf et jardiner. Adore la musique classique


Vous comprendrez donc que si j’évalue une fourgonnette et que je me mets dans la peau de la persona #1, je n’aurai probablement pas les mêmes commentaires que si je suis dans la peau de la persona #3. Il faut donc prendre en considération le public cible du véhicule et bâtir son évaluation autour de cette catégorie d’acheteurs. Cette manière de procéder permet de faire une évaluation honnête du véhicule. Pour une fourgonnette, j’utiliserais principalement la persona #2 mais également la persona #3. La #1 et la #4 seraient évidemment moins pertinentes puisque les commentaires balanceraient d’avantage vers le négatif.

Pour comprendre le principe, voici trois voitures évaluées par les quatre personas:


Toyota Yaris CE 2010

Persona #1 : Très abordable, consomme peu, parfaite en ville, assez d’espace pour P.A. Pouliot et sa guitare

Persona #2 : Bonne 2e voiture. Un peu serré avec les enfants et les bagages.

Persona #3 : Bruyant, trop petite pour la famille et peu confortable

Persona #4 : Mauvais système audio et coffre trop petit. Trop petit pour être sécuritaire.


Lincoln MKT 2010

Persona #1 : Très laid, trop gros, trop cher et consomme trop. Difficile de se promener en ville.

Persona #2 : Trop cher mais habitacle généreux et confort assuré. Look peu sportif

Persona #3 : Voiture confortable et silencieuse. Parfaite pour la famille. Agréable à conduire

Persona #4 : Belle voiture, très luxueuse. Système audio excellent


Ford Mustang GT 2010

Persona #1 : Grosse voiture, gaspillage d’essence, place arrière serrées

Persona #2 : Auto idéale pour s’évader la fin de semaine, look du tonnerre

Persona #3 : Bruyant et peu d’espace aux jambes. Capote souple et ouverture manuelle

Persona #4 : Tableau de bord trop massif, accès difficile et voiture pour jeunes


Alors, selon ces commentaires, quelle est la meilleure voiture? Y’en a-t-il une qui se démarque des autres et qui vous convient parfaitement?

En fait, les trois modèles s’avèrent des choix no 1. Selon la persona, chacune des voitures comble les besoins. Alors lorsque vous magasinerez une voiture, il est très important de savoir ce que vous voulez et ce que vous voulez faire avec votre véhicule. L’appréciation d’une voiture est en fait une question bien personnelle et chaque modèle trouve son admirateur. Certains sont moins populaires, j’en conviens, mais à la base, chaque voiture a été conçue pour répondre à des besoins biens spécifiques. Si vous savez ce que vous voulez, le chroniqueur automobile pourra facilement vous guider!

Il n’y a donc pas de mauvais véhicules!

As-tu ton fanion?

- 18 mai 2010

Question de faire plaisir à Ron mais surtout à mes enfants (deux petits gars de 4 ans et demi) qui sont devenus récemment les plus grands partisans des Canadiens de Montréal (pauvres eux!), j’ai acquiescé à leurs demandes et j’ai acheté non pas un, mais deux fanions de l’équipe de l’heure. Parce qu’évidemment, ça prend un fanion pour chaque enfant!

Or donc, la chasse aux fanions a débuté la journée même du septième match contre les Pengouins. Au premier arrêt, on vendait le fanion 16,99$. Est-ce le prix normal d’un fanion? Il est peut-être plus cher ici, à Québec? Étonnant! On devrait plutôt nous les donner s’ils veulent que Québec les appuie. Puis par un pur hasard, on voit des fanions dans un magasin de jouets. Ils sont en liquidation à 5$ au lieu de 17$ (on appréhende l’élimination du Canadiens je crois.). Je saute donc sur l’occasion pour en acheter 2. J’hésite même à en prendre quatre, au cas où les Canadiens feraient les séries pendant les 25 prochaines années!

Ce sont de très beaux fanions qui font l’envie des enfants du quartier (ça ne prend pas grand-chose!). L’installation est facile mais la conception n’est pas à toute épreuve, le plastique est très mince et semble plutôt fragile. Mais bon, 5$, il ne faut pas le comparer au mât olympique! Mis à part le bruit du drapeau qui bat au vent et la base qui claque dans la fenêtre, le fanion génère une restriction aérodynamique qui est non négligeable et qui occasionne surement une dépense de plus en carburant.

Mais c’est sur la 20 que le drame se produisit. Bien que le fanion tienne le coup à 100 km/h et que sa fixation soit adéquate, il est impératif de garder la fenêtre fermée! Mais comme les enfants touchent à tout, en l’espace de quelques secondes, la fenêtre descend et le drapeau décroche. Évidemment, le frère jumeaux trouve ça bien drôle et baisse sa fenêtre à son tour, voilà le deuxième fanion qui lève dans les airs et se perd dans le foin et la faune qui borde l’autoroute. On a bien ratissé la région avec l’aide de l’hélicoptère de la Sureté du Québec, mais rien, ils sont perdus à tout jamais. Il ne faisait plus aucune doute qu’une fois revenu à Québec, il fallait retourner chercher de nouveaux fanions (j’aurais donc du en acheter 4!).

Je retourne donc au magasin samedi matin. C’était la veille du match contre les Flyers. Je me disais que cette fois-ci, j’allais en acheter quatre! Mais imaginez-vous donc que cette surprenante percée dans les séries avait fait monter le prix du fanion. Il se vendait maintenant 12$, là où il était en liquidation à 5$ trois jours auparavant. Wow, quelle bonne occasion de gonfler les prix.

Alors si vous trouvez deux fanions sur le bord de la 20 dans le coin de St-Jean-Port-Joli, ce sont les miens, je les veux!

Un calvaire?

- 1 avril 2010

Récemment, plusieurs personnes m’ont fait état de leurs expériences chez différents concessionnaires automobiles. En quête d’une voiture neuve, ces clients ont eu à côtoyer et à échanger avec bons nombres d’intervenants, que ce soit des vendeurs, des conseillers ou des techniciens. Et à chaque fois, les mêmes conclusions émanaient de ces clients. Voici une liste des plus fréquentes, vous en avez surement d’autres en tête, je n’en doute point.

Ah que j’haïe magasiner des autos
Non mais les vendeurs nous prennent pour des cons
Une autre grande gueule qui ne connaît pas son produit
On essaie de nous avoir avec toutes sortes d’options
Ils nous font croire qu’il en reste juste une en inventaire

Le spécial se termine demain
On a l’impression d’être moins que rien devant le vendeur
Tout semble compliqué pour avoir un prix

et celle qui revient le plus souvent:

Les vieux clichés du vendeur de chars sont encore bien vrais.

Évidemment, ce n’est pas tous les vendeurs qui sont efficaces et ce n’est pas toutes les concessions qui embauchent des premiers de classe. Certains ont le métier dans l’âme alors que d’autres nous prennent carrément pour des épais. Ils ont tous des objectifs à atteindre et certains sont moins performants que d’autres. C’est pourquoi il y a beaucoup de roulement dans ce métier. Par contre, certains sont très respectueux et honnêtes alors que d’autres seraient capables de vendre un réfrigérateur à un eskimo.

Alors faîtes attention quand vous magasiner une voiture, ne prenez pas pour acquis les explications du vendeur. Vous en savez probablement plus que lui sur les modèles qui vous intéressent. Avec l’internet et les sites spécialisés, on peut facilement avoir toute l’information requise et pertinente sans aller consulter un vendeur. Maintenant pour l’essai routier, c’est une autre affaire! Deux options vous sont offertes, l’essai routier en personne ou celui décrit par les journalistes automobiles. Et pourquoi pas marier les deux!

Choisir ses batailles!

- 16 mars 2010

Avec la venue hâtive du printemps, les innombrables tâches récurrentes de cette période de l’année refont surface plus rapidement que prévu. Et ce dernier weekend, tout était parfaitement aligné pour faire le grand ménage automobile tant attendu. La fonte de la neige, la chaussée dégagée et le fameux 15 mars (journée du pneu d’été!), vraiment, comment demander mieux?

C’est pourquoi il fallait sortir le boyau d’arrosage, l’éponge et le chamois afin de redonner de l’éclat à une voiture un peu trop terne. Évidemment, tout y passe. La balayeuse pour les tapis, le shampoing pour les tissus et le conditionneur pour le cuir. À l’extérieur, le traditionnel frottage pour enlever les points de rouille a fait ensuite place à la pâte à polir. Trois intenses heures pour venir à bout des méfaits de l’hiver. Au travers, les enfants crient, se chicanent et passent trop près de la voiture avec leur bicyclette.

En après-midi, c’est au tour des tapis de subir le shampoing. Le moteur profite également d’un peu de nettoyage. Vient ensuite les vitres qui doivent être nettoyé au Windex. À l’intérieur, une touche d’Armor All fait reluire le tout.

Le dimanche, c’est l’application de la cire. Et pour faire du bon travail, l’utilisation d’une cire de bonne qualité s’avère essentielle. L’application est longue et le frottage minutieux. Un peu de reluisant pour les pneus, du Armor All sur les plastique et du poli à chrome sur les quelques pièces de métal. Voilà, la voiture est impeccable. Il est 16h00, le souper du dimanche m’appelle. Wow, la fin de semaine a passée vite!

Mon voisin lui, est allé faire nettoyer son véhicule dans un commerce spécialisé. Il l’a déposé samedi matin et est allé le chercher samedi en fin d’après-midi. Entretemps, il a passé du bon temps avec ses enfants à la station de ski du Relais. Dimanche matin, sa voiture était propre comme un sous neuf, c’est pourquoi il est allé visiter des amis. En après-midi, il a nettoyé son BBQ en sirotant une bière et a installé son ameublement de patio. La belle vie non?

Ah oui, je vous ai dit que le lavage de sa voiture lui a coûté 80$? Un petit montant bien investi qui lui a permis de profiter pleinement de sa fin de semaine avec ses enfants. Et en plus, c’est un commerce qui se spécialise dans le lavage sans eau avec des produits écologiques. Vraiment, je choisis mal mes batailles!

La plainte!

- 2 mars 2010

Vous êtes-vous déjà demandé à quel moment et pour quelles raisons un constructeur automobile lance une campagne de rappel? Le fait-il simplement pour respecter des lois ou des règlements imposés par une autorité suprême ou s’il le fait par acquit de conscience?

Bref, on est légitimement en droit de se demander si les constructeurs ne le font que s’ils sont obligés de le faire. Pourquoi un fabricant engagerait des millions de dollars en frais afin d’effectuer une correction qui n’est pas médiatisée? Car, au fond, sans la participation des médias, une affaire comme les accélérateurs de Toyota auraient probablement mis plus de temps à être diffusée au grand jour.

Dans le cas de Toyota toutefois, il aura malheureusement fallu des décès pour que les choses avancent. Quelques plaintes (ça dépend évidemment du nombre) n’avaient pas suffit à ébranler le géant japonais. Il y avait bien un problème connu avec les accélérateurs (Toyota l’a avoué) mais le constructeur nippon semblait vouloir régler tout ça en catimini, à même les entretiens réguliers de ses clients.

Mais par exemple, dans le cas d’un dispositif électrique déficient qui ne permet plus de fermer et d’ouvrir les portières des fourgonnettes automatiquement et qui semble assez généralisé, combien de plaintes doivent être soumises pour que le constructeur lance une campagne de rappel? Il est évident que le problème n’affecte aucunement la sécurité des passagers, alors pourquoi dépenser de l’argent pour réparer ce problème? Le fabricant laisse alors les propriétaires se débrouiller eux-mêmes pour faire remplacer es pièces défectueuses. Après tout, cela génère des revenus additionnels pour les concessionnaires.

La morale de cette histoire?  Faites des plaintes pour tout ce qui n’est pas normal sur votre voiture. Plus les plaintes seront élevées, et plus les fabricants comprendront que le client doit être pris au sérieux et respecté.