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Blogue : Êtes-vous bien assis?

- 10 février 2012

positionComme journaliste automobile, nous avons la chance de nous retrouver fréquemment sur des pistes de course ou encore dans des situations accompagnées d’instructeur de conduite de performance. Chaque fois que l’on s’installe derrière un volant, la première chose que l’on se fait dire après avoir mis notre ceinture de sécurité c’est : « Prends soin de bien prendre une bonne position de conduite. »

Évidemment, comme on se le fait répéter constamment, cette position est devenue instinctive, même dans notre conduite de tous les jours. Ce n’est pas seulement une question de confort, mais aussi une importante question de sécurité. Sans dire que nous sommes parfaits derrière un volant, nous pouvons au moins avancer que nous sommes minimalement sécuritaires en cas d’accident.

Cette semaine en revenant de Tremblant, j’ai aperçu une jeune femme dans sa Civic qui avait une position que j’ai jugé vraiment dangereuse. Son siège était largement trop incliné vers l’arrière alors que la position de son tronc était largement trop inclinée vers l’avant. De plus, sa tête était à moins de 15 centimètres de son volant. Après mon étonnement, j’ai continué à regarder les autres usagers de la route et surtout leur position. Mon constat : très peu de personnes semblent savoir comment s’asseoir dans une voiture!

Les règles sont pourtant simples : le dossier ne doit pas être couché sur la banquette arrière, on doit être à environ 30 centimètres du volant, nos mains doivent tomber librement lorsqu’apposées au sommet du volant. Dans la position 9 h et 3 h (eh oui le 10 h et 2 h n’est plus recommandé) nos coudes doivent avoir une flexion souple un peu comme les ailes de poulet. Et surtout vous devez être capable de rejoindre le pédalier et bien vous appuyer sur le repose-pied.

Dit comme ça, ça l’air simple et facile, et c’est le cas. Ce n’est pas un caprice pour être en mesure de rouler sur un circuit de course, c’est la position normale que tous conducteurs devraient avoir en tout temps.

Je ne peux m’empêcher à cette jeune femme qui en cas d’impact, serait probablement sortie de sa voiture plus « amochée » par les contre-coups et le déploiement du coussin gonflable que par l’accident en lui-même. En cas d’impact frontal avec explosion du coussin, ce dernier l’aurait projeté sur le dossier. Comme elle était trop proche, elle se serait exposée à d’importantes brulures au visage. De plus, elle se serait probablement fait blesser au cou par la force du déploiement et le choc avec le dossier lui aurait certainement causé d’autres dommages physiques importants.

Comme je viens de vous le démontrer de manière très peu scientifique, les risques d’un mauvais positionnement sont très grands et peuvent aussi être très graves. Tout ça simplement par ce que certaines personnes ne prennent pas le temps de bien se positionner. Et vous, êtes-vous bien assis en voiture?

On s’enfiche?

- 27 janvier 2012
2013-Ford-Fusion-Energi

Ford Fusion E-Nergi 2013

Actuellement c’est moins de 3 % du marché des ventes de véhicules neufs au pays. Toutefois, bien que la révolution des voitures enfichables soit à nos portes selon les constructeurs, c’est encore les consommateurs qui ont le dernier mot. Sommes-nous prêts à passer au vert au point de brancher notre voiture comme on branche un sapin de Noël?

La question est pertinente. Au cours des prochaines années, les offres vont se multiplier à un rythme effarant. On peut déjà se procurer des électriques pures comme les Chevrolet Volt, Nissan Leaf, la Toyota Prius Plus-In et même le kart de golf de Mitsubishi l’i-MIEV. Actuellement, ce sont les seules voitures aux allures pour le moins bizarres que les acheteurs peuvent se procurer. Ce sont surtout les flottes commerciales qui les achètent pour se donner bonne conscience, mais les consommateurs eux attendent quoi?

Personnellement, je pense que le monde normal attend possiblement des voitures qui ont l’air aussi normales qu’eux. C’est bien beau la question de l’aérodynamisme extrême, mais ce n’est pas parce que l’on veut rouler vert que l’on veut nécessairement passer pour un extraterrestre!

Voilà que des solutions plus viables à mon sens sont sur le point d’arriver d’ici deux ans en concession pour les verts ou économes qui veulent quand même être discrets. Ford arrive dès la fin de l’année avec une version enfichable de la Fusion et c’est la même chose avec l’Accord de Honda. Enfin des voitures normales qui ne pêchent pas par un excès de style intergalactique.

Avec ces nouvelles venues semi-électriques est-ce que les consommateurs seront prêts à faire le saut? Bonne question. D’un point de vue journalistique, on pense et espère que oui, mais tout dépendra des prix des véhicules. L’effort des constructeurs est là et la guerre est certainement lancée, juste d’ici 2013, trois joueurs se feront la lutte : Fusion, Accord et Sonata.

Pour être actuellement au volant d’un véhicule avec une prise électrique, je pense qu’il faut y goutter pour en apprécier les vertus. Avant, j’étais l’un de ces septiques, mais brancher et débrancher sa voiture pourra facilement devenir, un élément de la vie de tous les jours, surtout pour ceux qui ont un garage. Sérieusement, c’est toujours plaisant de voir que l’on se rend au bureau qu’on fait des commissions et que très peu d’essence a été brulé sinon pas du tout.

Évidemment, il va falloir que les entreprises et les gouvernements se bottent le derrière et deviennent pro-actifs devant la possibilité d’une électrification partielle du parc automobile. Après tout, le Québec n’est-il pas une puissance mondiale en matière d’électricité? De votre côté avec des voitures à l’apparence normale et de meilleures consommations énergétiques, serez-vous prêt à faire le saut même si vous devez faire un petit effort pour débrancher et brancher votre voiture?

On se déneige SVP

- 18 janvier 2012

snow covered carL’hiver est arrivé sur le tard cette année, mais il semble que certaines personnes ne soient pas réellement conscientes des dangers que la belle neige blanche peu représenter. Malheureusement, il y a encore des personnes qui sont trop pressées dans la vie pour ne pas mettre celle des autres en danger.

Comme tous les hivers, il y a encore des clowns (excusez l’expression) qui ne déneigent pas leur véhicule. Personnellement, je me fous éperdument, qu’ils mettent leur vie en danger en ne voyant rien de l’intérieur de leur véhicule, mais j’ai un sérieux problème avec le fait que ce comportement totalement irresponsable représente un danger pour la sécurité routière des autres usagers de la route. Déneiger sa voiture ne prend pas des heures;  je sais que ce n’est pas l’activité la plus réjouissante à faire le matin, surtout quand il fait froid, mais avoir une voiture entraine certaines responsabilités, dont celle de s’assurer qu’elle est sécuritaire pour soi et les autres qui nous suivent.

Je ne suis pas le seul à voir sur la route des véhicules suivi d’une trainée blanche de neige qui virevolte derrière une voiture dont le toit est encore couvert de neige. Souvent ce sont des utilitaires sport clairement trop gros pour le propriétaire qui, par oisiveté ou incapacité, ne déneige pas son toit. Le résultat est connu de tous : celui qui suit se retrouve dans une belle tempête de neige avec une visibilité réduite. Je vous le dis, ceux qui ne déneigent pas leur voiture sont des irresponsables qui ne méritent pas d’avoir le privilège de rouler sur les routes. Il y a suffisamment de risque sur la route pour en rajouter par incompétence. Ceux qui se fient sur la vitesse pour faire le ménage de la neige sur leur toit. trainez-vous un escabeau ou une échelle, n’importe quoi, mais arrangez-vous pour être sécuritaire.

Les camionneurs : vous êtes gros et forts, donc soyez responsables. Je sais que de déneiger vos remorques n’est certainement pas une tâche facile et que votre emploi du temps est souvent serré à cause de notre demande rapide de produits. Quand même, je vous donne une mise en situation qui, tout à fait par hasard, m’est arrivée cette semaine. Mon véhicule d’essai est une très grosse Toyota Yaris. En roulant sur la 40 en direction ouest, j’ai eu le grand plaisir de suivre un semi-remorque dont le déneigement était apparemment accessoire ce matin-là. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir en plein pare-brise une belle plaque de glace d’environ 15 pouces par 20 pouces! Évidemment comme ces petites choses se déplacent généralement en groupe, un festival d’autres plaques a suivi,, forçant tous les automobilistes derrière à essayer de les éviter et en faisant des manœuvres tout aussi dangereuses.

En résumé et je pense que mon opinion n’est pas erronée en s’adressant à tous les usagers de la route : si vous n’êtes pas suffisamment responsable pour vous assurer que votre véhicule est sécuritaire en le déneigeant adéquatement, restez chez vous et attendez que le printemps revienne avant de rouler sur la route.

Cette fameuse loi sur les « minounes »

- 9 décembre 2011

vieux charOn en a beaucoup entendu parler cette semaine et il faut dire que les opinions concernent le projet de loi 48 du gouvernement Charest polarise l’opinion publique québécoise. La loi anti-minounes comme elle est maintenant connue, vise les vieilles voitures qui ne sont pas conformes avec les émissions polluantes d’origine. Évidemment, les personnes qui ont les moyens de se payer des voitures neuves s’en foutent éperdument, mais pour la classe sociale qui vit sous le seuil de la pauvreté, qui peine à faire vivre sa famille, qui se demande comment faire des cadeaux pour Noël à leurs enfants, pour eux c’est une autre histoire. Encore une fois, ce sont les plus pauvres de notre belle société qui écopera.

On ne peut pas être contre la vertu, ni contre la réduction des gaz à effet de serre. Il y a juste une partie du projet de loi qui est particulièrement injuste pour beaucoup de gens. Personnellement, je suis pour la loi d’un point de vue écologique. Il était temps que le Québec assume ses responsabilités en matière de transport automobile. Après tout, 43 % des émissions viennent de nos voitures. Il est certain que tous se disent : bon un plan d’action concret qui va réduire notre empreinte de carbone sur la planète, mais ce sera au dépend de qui, les personnes qui n’ont pas les moyens de se payer la nouvelle Volt ou Leaf.

Personne ne fait le choix d’être pauvre, on se voit tous dans une Mercedes-Benz ou même une Ferrari flambant neuve, mais ce n’est pas pour tout le monde. Je suis convaincu que les personnes qui ont ces bonnes vieilles minounes ne le font par choix. Leurs conditions de travail ou situation sociale font qu’elles sont limitées dans leur moyen et que souvent mettre du pain et du lait sur la table est plus important que de changer leur huile ou mettre un nouveau catalyseur dans leur voiture.

Le gouvernement dit : « Ça ne coutera pas si cher que ça, juste entre 60 et 100 $ pour l’inspection. » Oui et dans le cas que la voiture ne passe le test, la personne ne fait que se tourner de bord et dire à l’année prochaine pour mon évaluation. Non, malheureusement, les options seront : « Tu la répares, tu la scrappes. Quoi qu’il en soit, ton char ne roule plus dans cet état là. » Si cette heureuse personne n’a pas les moyens de mettre les quelques centaines de dollars pour la faire réparer, elle fait quoi? Aller chercher les enfants à la garderie en autobus? Faire l’épicerie pour 4 ou 5 personnes en autobus? On ne peut pas être contre la vertu, mais des fois, la vertu ne fait à tout le monde.

Comme je le disais, je suis pour le projet de loi, mais je trouve juste très injuste que les personnes qui n’ont clairement pas les moyens de faire faire les réparations écopent encore une fois. Il est certain que pour le moment le projet est encore au stade de projet de loi, qu’il reste les commissions parlementaires et tout le processus politique, mais la finalité sera la même : bye-bye les minounes qui polluent et les pauvres de la route.

Pourquoi le Québec est-il endormi?

- 25 novembre 2011

LUC-OLIVIER CHAMBERLAND

Tata-Indica-EV-tm4Je me suis toujours posé la question pourquoi le Québec qui est une puissance énergétique dans le monde en fait de production d’électricité n’a jamais réussi à tirer son épingle du jeu en matière de voitures électriques? C’est vrai, après tout, nos gouvernements regardent passer la parade sans rien faire et surtout ne tente pas d’attirer les constructeurs chez nous pour fait l’essai de leurs voitures et de contribuer au développement de celles-ci.

Je me pose la question, car notre très cher Québec national est l’endroit idéal pour tester ce type de voiture. Nous avons un été relativement clément, un hiver rude et de l’énergie en quantité. Alors pourquoi le Québec n’est pas sur la liste des endroits où les constructeurs devraient techniquement se lancer pour l’élaboration de leur produit? Pire encore pourquoi le gouvernement ne les incite tout simplement pas à venir travailler chez nous en collaboration avec les universités? Je n’ai jamais compris comment il se fait que ce soit des pays comme les Scandinaves qui récoltent les plus grosses parts des essais des véhicules électriques. Oui, ils produisent de l’hydro-électricité, mais jamais autant que nous!

C’est vrai que le monopole étatique d’Hydro-Québec n’aide certainement pas. Vous me direz qu’Hydro-Québec roule avec des Mitsubishi I-Miev et qu’il travaille sur le fameux moteur TM4. On entend parler de ce moteur depuis des années et il semble que ce soit toujours le même moteur avec très peu d’évolution et surtout aucune production. En résumé un beau projet, qui a fait un peu de bruit, mais semble sur une belle tablette, le Québec s’est rendormi.

Nous devrions avoir des écoles de hautes études sur l’énergie électrique qui attireraient sans l’ombre d’un doute des chercheurs et surtout des constructeurs qui travailleraient en partenariat avec le gouvernement, ou une entreprise privée prête à se lancer. Je ne comprends pas cette dynamique nationale qui nous empêche de devenir un haut lieu de la science électrique. On ne se cachera pas que l’Alberta se frotte les mains avec ses sables bitumineux et son or noir. Dans 50 ans ou moins, en regardant ce qui se passe dans l’industrie automobile, et la multiplication des voitures électriques, j’ai vaguement l’impression que le Québec se frottera les mains aussi. Pour que cela arrive, il faudra que quelqu’un quelques pars se réveille et pose des gestes concrets qui mettront le Québec sur la carte des États innovateurs en matière d’électricité.

Il est certain que le gouvernement donne des crédits pour l’achat de voitures vertes et des incitatifs fiscaux aux entreprises pour qu’ils viennent s’installer au Québec. Toutefois, il ne semble pas exister de stratégie claire en ce qui concerne les constructeurs automobiles. On dirait que depuis la fermeture de la dernière usine de GM, le Québec a simplement lancé la serviette en ce qui concerne l’industrie automobile.

Les gouvernements disent toujours qu’ils font ceci ou cela pour les générations futures… eh bien, ils ont une occasion rêvée qui se présente devant eux et il serait franchement temps qu’il se lance dans la course à l’électrique avant que le train de soit complètement passé. Et dans le milieu de l’automobile, le train va vite, très vite.