La marée noire et nous

- 27 juillet 2010

Le golfe du Mexique a beau être loin de nous, la marée noire qui l’envahit présentement aura, qu’on le veuille ou non, des répercussions chez nous. Par exemple, lorsque cette marée remontera sur la côte est de la Floride, plusieurs d’entre-nous devront aller passer leurs vacances ailleurs. Mais il y aura assurément d’autres conséquences, beaucoup plus dramatiques.

Pas plus tard que la semaine passée, j’ai entendu un homme qui, dans une ligne ouverte, demandait aux gouvernements canadiens et américains de stopper toute forme de forage au large de leurs côtes.  Tout d’abord, les plates-formes de forage donnent de l’emploi à des dizaines de milliers de personnes (et des emplois payants à part ça!). Il ne faut pas oublier non plus que pour aller chercher du pétrole, les entreprises doivent forer de plus en plus profondément et de plus en plus loin des terres, les réserves terrestres étant de moins en moins grandes. Et du pétrole, l’humain en a besoin pour faire fonctionner ses nombreuses machines.

Surtout, cette tragédie nous rappelle notre dépendance à l’essence. Tant que ce précieux liquide est disponible en quantités suffisantes à la pompe et que son prix est relativement abordable, on se fout pas mal de ce qui se passe à 3 000 km d’ici. Mais dès que notre confort sera troublé, nous la trouverons moins drôle. Et c’est là qu’on se révoltera du fait que les gouvernements on créé un moratoire trop long ou qu’ils ont empêché les pétrolières de forer. Au diable l’écosystème, ça nous prend notre pétrole!

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5 commentaires

  1. montoya dit :

    La marée noire qui remonte la cote est ! n’importe quoi….
    Ça fait 3 mois que la marée ne bouge pas ou très peu, et quand elle bouge elle se dirige sur les cote de la lousiane….

    Ça se peut tu…. n’importe quoi..

  2. La catastrophe du Golfe du Mexique a de quoi bouleverser l’environnement, mais il est certain que les autorités américaines et la société pétrolière BP vont trouver des solutions pour réparer les dégâts. On va très certainement tirer une leçon des pépins graves qui peuvent survenir lorsque l’on fait du forage en mer.

    Il faut retarder tous les autres forages dans la mesure où l’on pourra être certain que les société exploratrices auront fait leurs devoirs en apportant des éléments nouveaux de sécurité. Quoi qu’il en soit, en étant obligé de trouver du pétrole en mer est un indice que la matière devient de plus en plus rare.

    En 1974, lors de la première grande crise pétrolière, on nous avait dit qu’il restait du pétrole seulement pour les prochains 20 ans. Alors depuis 1994 on a jamais autant dépensé de pétrole et surtout on a jamais rien fait de valable pour que les voitures soient plus économes et moins polluantes. C’est vraiment un drôle de paradoxe. En 74 et 75 on nous a étouffé et pillé dans nos goussets et 20 ans après, on continue de nous piller le gousset, mais on gaspille plus que jamais avec tous les SUV qui ne cessent d’être vendus.

    Depuis quelques temps on nous arrive avec des voitures hybrides et électriques et il me semble que tout ça est bien timide. Personne ne veut plier et pourtant, les prochaines générations finiront par apprendre que les générations précédentes auront été bien égoïstes.

    Gilles Pelletier, Québec

  3. Bouthillette René dit :

    Voie Maritime du St-Laurent à la hauteur de Ste-Catherine , rive sud de Montréal, il y a à peine quelques semaines , un vraquier, dans une fausse manœuvre voit sa coque transpercée et le précieux liquide qu’elle contenait s’épandre dans le fleuve St-Laurent.

    A proximité , une bouche d’aqueduc où s’approvisionne les municipalités environnantes .

    En a-t-on entendu parler ? À peine !

    Les magistrats locaux , pourtant bien bavards et prolifiques pour des balivernes de toutes sortes, les députés du coin pourtant bien agressifs sur tout ce qui ne nous concerne pas se sont tous tus .

    Et entre-temps , le matin, quand vient le temps de se brosser les dents et de se rincer le gorgotton , on se demande si on est pas entrain de décaper !!!

    Et pourtant , Ste-Catherine, Delson, Candiac , St-Constant et Kanhawake , ce n’est qu’à 15 minutes d’auto de la métropole . Ce ne sont tout de même pas des cités de régions éloignées !

    La marée noire et nous !

  4. @Bouthillette René
    J’ai habité à quelques minutes à pied de cette voie maritime. Je n’ai pas eu à me plaindre de mon eau potable, mais des odeurs durant des années quand des citoyens de Kanhawake s’évertuaient en pleine canicule de faire bruler leurs vidanges. Il y avait des journées où on avait l’impression que des voisins laissaient brûler leur maudits grilled cheese sur les ronds du poêle. Pouah……. Mon calvaire à duré sept ans en incluant les méfaits du verglas et les inondations à Ste-Catherine où la chère mairesse faisait des discours au centre communautaire pour faire plaisir aux assureurs qui étaient présents au lieu de rassurer sa population et de s’assurer que la ville verrait à dédommager convenablement les propriétaires éprouvés.

    En passant, quand le déversement de pétrole est survenu on a très certainement pu par ricochet trouver de vieilles carcasses de chevreuils échouées depuis le printemps et peut-être même des cadavres humains. . . sait-on jamais. Peut-être ce fut un mal pour un bien. En tout cas bonne chance.

    Gilles Pelletier, Québec

  5. Serge dit :

    Moi je dirais plutôt: au diable le pétrole ca nous prend des alternatives, en commençant pas des voitures électriques et des contenants fait en matières bio-dégradables, pas en plastique.

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