Mes nouveaux amis, les carrefours giratoires

- 15 mars 2010

Ma visite toute récente au Salon international de l’automobile de Genève, m’a amenée à me déplacer entre la ville de Thonon-les-Bains en France et Genève en Suisse. Alors, que seulement 30 kilomètres séparent ces deux villes, par le biais de la route de Thonon-Evian.
Ceci m’a entre autres permis de circuler sur une route qui longe le lac Genève, laquelle comprenait au moins huit carrefours giratoires, peut-être dix.
Grâce à cette approche des plus intelligentes, nous pouvons rouler avec une sécurité accrue, sans être constamment mis en arrêt par des feux de signalisation qui nous obligent à immobiliser notre véhicule. Au pire, nous devons tout simplement céder le passage au véhicule qui est déjà engagé dans le carrefour giratoire et qui compte prendre la même voie que nous. Ainsi, nous pouvons rouler presque sans arrêter, nous permettant de profiter d’une meilleure économie d’essence et de ne pas être obligé de mettre nos nerfs à vif.
Le « Rond-Point de Lévis »
En tant que citoyen originaire de la ville de Lévis, cette belle ville située en face de Québec, a déjà eu dans les années ’70 ce que l’on appelait à l’époque un « rond-point » pratiquement célèbre en Amérique du Nord, lequel était considéré comme une référence, en la matière. Si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, il constituait alors, un carrefour qui donnait accès, soit à la route 132 ou au Boulevaud Kennedy. La route et le boulevard les plus achalandés de l’époque.
Malheureusement, ce dernier a dû faire place à un quadrilatère à feux de circulation, nous obligeant à immobiliser notre véhicule aux feux rouges et surtout en jouant sur nos nerfs, sachant fort bien qu’il y a déjà eu une meilleure approche à cet endroit.
En procédant à quelques recherches avant de signer cet article, j’ai découvert sur le site de Transports Québec une géniale description du « carrefour giratoire », que je me permets d’inclure dans mon blogue.
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Carrefours giratoires
La sécurité représente un défi de taille pour le ministère des Transports du Québec, qui essaie toujours de trouver les meilleurs concepts d’aménagements routiers afin d’assurer une sécurité accrue aux usagers et d’améliorer la fluidité de la circulation. C’est ainsi qu’il met en pratique depuis quelques années le concept de carrefour giratoire.
Définition
Un carrefour giratoire est un aménagement comprenant une, deux ou trois voies de circulation entourant un îlot central. La circulation dans ces voies se fait dans le sens anti-horaire (contraire des aiguilles d’une montre). De plus, les usagers qui veulent s’engager dans un carrefour doivent céder le passage aux piétons et aux véhicules qui y circulent déjà.
Adoption
Depuis plusieurs années, le carrefour giratoire connaît beaucoup de succès dans des pays tels l’Angleterre, la France, la Suisse, le Danemark, la Norvège et l’Australie, étant donné qu’il s’agit d’un concept d’aménagement routier dont les avantages sont :
* la réduction de la vitesse;
* la diminution du nombre et de la gravité des accidents;
* la gestion efficace de la circulation.
En Amérique du Nord, les carrefours giratoires sont apparus plus tard, mais leur nombre s’est accru au cours des dernières années. En 2003, on en comptait 310 aux États-Unis et près d’une centaine au Canada.
Au Québec, les carrefours giratoires existent depuis quelques années seulement.
* En 2001, la région de l’Abitibi-Témiscamingue a été le site du premier carrefour giratoire sur le réseau du Ministère. À ce jour, l’Abitibi-Témiscamingue compte quatre carrefours giratoires en service.
* En 2002, la région des Laurentides a inauguré un premier carrefour à Mont-Tremblant.
* En 2003, la région de l’Outaouais a mis en service deux carrefours giratoires, soit celui de L’Ange-Gardien et celui de Gatineau.
* En 2008, 31 carrefours giratoires étaient en fonction sur le réseau du ministère des Transports. Les carrefours prennent un essor considérable dans l’aménagement routier et plusieurs autres projets sont actuellement à l’étude.
Le carrefour giratoire présente de nombreux avantages :
Sécurité routière
* En obligeant les conducteurs à réduire leur vitesse, ce type d’aménagement contribue à diminuer le nombre d’accidents avec blessés.
* Il possède également un avantage marqué par rapport aux intersections comprenant des feux de circulation. En effet, il n’est pas possible de brûler un feu rouge ou qu’il se produise une collision latérale à grande vitesse.
* Des recherches américaines et françaises ont permis de constater une réduction notable de la gravité des accidents en comparaison avec les intersections avec feux de circulation ou panneaux d’arrêt.
* La présence d’un carrefour giratoire accroît grandement la fluidité de la circulation, les véhicules ayant rarement à y effectuer un arrêt complet pour céder le passage.
Environnement
* Le carrefour giratoire contribue à réduire le bruit, les camions lourds ayant moins souvent à effectuer un arrêt complet ou à recourir à l’utilisation du frein moteur.
* La consommation d’essence est légèrement réduite et, conséquemment, la pollution atmosphérique.
* L’aspect visuel est également bonifié par, entre autres choses, la plantation de végétation dans l’îlot central.

6 commentaires

  1. Martin Lavoie dit :

    Les carrefour c’est bien beau mais faudrait qu’il soit plus large un peut, nous les camionneurs on trouve que c’est trop étroit, il y a aussi un autre probleme pour nous, quand on s’aproche et qu’on sais tres bien que l’on peut s’engager plusieurs automobilistes accelerent pour ne pas etre en arriere, résultat on doit freiner brusquement allors que l’on est en angle pour s’engager et risquons meme de versé sur le coté pour des imbéciles qui se crois tout permis encore une fois.

  2. Stéphan Poirier dit :

    Petite rectification au niveau des carrefours giratoires (ceux que je connais)

    Carrefours giratoire déjà en fonction avant 2001
    - Trois-Rivières, intersection Laviolette et des Récolets
    - Trois-Rivières, sur Gene-H. Kruger en face du Parc Pie-XII (la couronne)
    - Deux-Montagnes : croisement A-640 et Arthur-Sauvé

    Restant à Lévis, je peux confirmer que le boul. de la Rive-Sud et le boul. Kennedy sont encore et toujours les artères principales et les plus achalandées. Conserver le rond-point aurait été une solution idéale. Au moins, il y a de l’amélioration, depuis deux ans, on retrouve un carrefour giratoire à l’intersection de St-Omer et Champagnat, mais il est très petit et les roues embarquent facilement sur le bordement central.

    Depuis quelques années, on retrouve 3 carrefours giratoire à St-Henri-de-Lévis sur la 277. Ce qui a eu pour effet d’abaisser la vitesse et qui a grandement amélioré la sécurité à cet endroit qui était réputé pour être l’un des plus dangereux au Québec.

    Autre chose, la plupart des gens ne savent pas comment entrer et sortir d’un carrefour giratoire, ne savent pas utiliser les clignotants à cet effet (et même dans bien d’autres cas) et ne comprennent pas que nous devons céder la priorité aux véhicules déjà engagé dans le carrefour avant de s’engager soi-même. Un petit pamphlet explicatif dans l’enveloppe du renouvelement du permis de conduire aiderait beaucoup, pour ça et pour autre chose aussi!

  3. Claude Choquette dit :

    Au sujet du carrefour giratoire de Deux Montagnes, ce carrefour est plutôt situé à St-Eustache, et on ne devrait pas le considérer comme un carrefour car son centre est obstrué par l’autoroute 640 et il comprend 4 signaux d’arrêt dont deux côté sud et deux côté nord de l’autoroute. De plus cet endroit est tellement dangereux qu’il s’y produit en moyenne 3 accidents par semaine. Je vous parle en connaissance de cause car je demeure tout près de ce monstre. Ceci non parce que je suis contre les carrefours, au contraire c’est génial en autant que ce soit bien pensé tel que le nouveau carrefour de l’autoroute 20 à Rimouski.

  4. Frere Jacques dit :

    les carefours giratoire c’est merveilleux quand le monde savent s’en servir adequatement. Comme l’exemple du camion, si le monde serais intelligents, ils arrangerais leur vitesse pour que la circulation sois fluide…mais helas, c’est pas ainsi que ca fonctionne au quebec.

  5. antoine p dit :

    très juste le carrefour giratoire est une merveilleuse invention, il permet de rendre la circulation plus fluide en faisant disparaître des « stops » et des feux de circulation

  6. hugo L dit :

    Le carrefour giratoire est une excellente initiative. Il suffit que les conducteurs s’y habituent. C’est bon pour la sécurité routière en plus d’être bon pour l’environnement (baisse de la consommation d’essence). En plus, les conducteurs de véhicules à boîte manuelle n’ont plus à rétrograder en 1ère à toute intersection, ce qui allonge la durée de vie de la voiture.
    Autre avantage: alors que les feux de circulation peuvent être grillés, et les panneaux STOP renversés, le carrefour giratoire demeure toujours en état de fonctionnement, même lors de pannes de courant ou de fortes intempéries.

    Les carrefours giratoires abondent dans plusieurs pays d’Europe. Dans le nord de la Belgique, où j’habite depuis huit ans, on ne roule pas trois kilomètres sans en rencontrer un. Et ça marche.

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