Blogue : l’alcool au volant

- 25 avril 2012

drunkIl y a des situations parfois dans la vie qui sont aussi étonnantes qu’inattendues. On connait tous les risques que représente l’alcool au volant, mais il semble bien que malgré le fait que l’on s’estime tous des personnes sensibilisées à la chose, certains se laissent prendre au jeu du « Ben oui, chus correct pour conduire. »

Croyant mon entourage libre de la tourmente que représente la question de l’alcool au volant, j’ai été confronté à ce fléau sur les routes. Lors d’une soirée bien arrosée en vin et en « shooters » je savais que je ne conduirais plus le reste de la soirée, je me suis donc laisser aller vers les bras de Bacchus en prenant quelques verres. Au bout de peut-être deux heures, nous nous sommes rendu compte que notre réserve en « vino » était sur le point de se tarir. Devant ce manque en devenir, nous avons pris la décision d’aller en chercher. Quelle ne fut pas surprise de voir un ami me dire tout joyeux qu’on allait prendre sa voiture pour se rendre à la SAQ quatre coins de rue plus loin!

Ma réponse a été catégorique : » NON, il est hors de question, on a juste à marcher, ça va nous calmer les sens un peu. » Évidemment, j’ai entendu le fameux « Ben non, chus correct », mais j’ai quand même du me lancer dans une argumentation sérieuse avec pour le convaincre que non, il n’était pas apte à conduire. « On reste sur une petite rue, il n’y aura pas de police »…et le principe de rester à côté d’un parc pour enfants, qu’une personne traverse la rue…on n’est pas dans le désert bon sang!

Je sais que lorsque l’on prend un verre nos capacités de réflexion et notre côté je suis surhumain entre jeu et le «ça n’arrive qu’aux autres » peut prendre le dessus, mais j’admets que lorsqu’il est question de conduire, je ne comprends pas. Personnellement, j’ai trouvé la défaite idéale pour ne pas avoir à me poser la question, « je dois tester ma voiture d’essai », donc je ne prends pas de verre quand j’ai seulement un doute que je risque de conduire. C’est donc moi le chauffeur désigné de ma gang et je garde ma tête sur les épaules. Et en plus, quand je sors quand même, ce qui est de plus en plus rare, et bien les bars vendent des petites bouteilles vertes sans alcool qui s’appelle du Perrier…on boit pareil sans les effets.

Je sais que tout le monde se dit prudent, qu’il ne ferait jamais ça. Alors si c’est le cas, pourquoi à chaque année on apprend que des accidents ont été causés par l’alcool et que des vies ont été perdues. Je m’adresse aux jeunes : soyez responsable vous aurez l’air pas mal plus HOT en disant que vous êtes le chauffeur de vos amis que du saoulon qui a enlevé la vie à des personnes. Vous aurez surtout plus de respect. Si vos amis sont trop cons pour quand même essayer de vous payer des verres, même en sachant que c’est vous qui allez conduire plus tard, et bien posez vous la question sur la valeur de ces amis. Surtout apprenez à tenir votre bout en disant non malgré la tentation du « juste un verre ».

Finalement, les vieux robineux que le système judiciaire laisse passer années après années malgré des condamnations en boucle pour ivresse au volant. Peu importe les causes de vos malheurs ou ce qui vous pousse à boire comme des trous, à mes yeux c’est honteux. Pas seulement pour vous, mais pour la société en général que nous ne soyons pas en mesure de vous garder hors d’état de nuire devant les dangers que vous représentez. Il est sérieusement temps que l’on ne s’adresse pas seulement au jeune, mais à l’ensemble de la société et surtout que les récidivistes aient des peines à la hauteur du danger qu’ils sont.

Il y a plusieurs années, un homme à Thefford Mines, ma ville d’origine, complètement ivre a tué deux jeunes enfants qui marchaient sur le retour à l’école. Il était tellement saoul que lorsque la police est venue l’arrêter cacher dans le fond de son garde-robe, il a dit aux policiers : « Je n’ai pas frappé des enfants, c’était des sacs de vidanges… » 

 

 

 

Vélo, vous avez dit vélo?

- 24 avril 2012

panneau-véloCertains commentaires ont le chic pour m’énerver, me mettre les nerfs en boule, faire sortir en moi ce qui n’est pas le plus beau. Et un récent commentaire, entendu à la radio, a eu exactement cet effet.
Au cours de la dernière fin de semaine, certains journaux ont souligné que les policiers de Montréal avaient émis, l’année dernière, plus de contraventions aux cyclistes. En fait, selon les chiffres, on parle d’une hausse de 40%, surtout liée au non-respect des feux rouges.
Dans mon esprit, il s’agit somme toute d’une bonne nouvelle, les policiers se chargeant de faire respecter la loi pour tous.
Mais voilà que la présidente et directrice-générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau, sur les ondes d’une radio montréalaise, s’est indignée de cette situation. Presque textuellement, la Grande Dame du deux roues a clairement affirmé que les policiers devraient lâcher les cyclistes qui brûlent les deux rouges, ceux-ci étant généralement moins dangereux que les autos. Il faut donc chasser le méchant automobiliste.. « Je ne dis pas aux cyclistes de pas faire leur arrêt, a-t-elle dit, mais… »
Le méchant conducteur que je suis n’a eu d’autres choix que de s’immobiliser en plein piste cyclable, laissant rouler mon moteur inutilement (après tout, je suis un pas-gentil automobiliste..) pour ramasser mes deux bras sur le sol (vous aurez compris que j’image ici, n’ayant rien fait de tout cela). Imaginez, la DG, porte-parole des cyclistes du Québec, incite clairement à ne pas respecter le code de la route.
Madame Lareau, on exige des piétons qu’ils stoppent aux feux, pour leur propre sécurité. Car une voiture, sur une lumière verte, lancée à 50 kilomètres à l’heure comme c’est son droit, ne pourra pas s’immobiliser aussi vite pour un vélo qui traverse en infraction.
Ce n’est pas la première fois que Mme Lareau affirme ce genre de chose. En face à face avec moi, dans l’émission de Richard Martineau il y a quelques mois, elle nous avait confirmé qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que tous les cyclistes fassent des arrêts à tous les signaux de stop (trop difficile de repartir avait-elle affirmé), que les pistes cyclables ne sont là qu’à titre gracieux et que les vélos ne sont pas tenus d’y rouler…. Et même que les casques de vélo sont importants mais peut-être pas tant que ça…
Ce genre de propos inconscients, en plus de mettre en jeu la sécurité des cyclistes montréalais, a l’heur de faire rager tous les automobilistes du monde. Et c’est cette même dame qui viendra ensuite se plaindre que le partage de la route est difficile à Montréal et au Québec.
Madame Lareau, SVP, dites moi que vous avez été citée hors contexte, que vos propos ont été faussement rapportés, ou reprenez-vous, je vous en prie! Car si vous ne le faites pas, vous venez de lancer un nouveau chapitre de la guerre anti-partage de la route, en confirmant que VOUS aviez le droit de ne pas respecter les lois. Or, à ma connaissance, personne n’est au-dessus des lois, ni à deux, ni à quatre roues!

Dérapages

- 20 avril 2012

Dérapages1

Le film qu’a présenté cette semaine Paul Arcand, Dérapages, suscite beaucoup de commentaires et fait jaser. Il faut dire que c’est d’une telle tristesse… Avec ce documentaire, M. Arcand s’infiltre dans la vie d’une dizaine de jeunes, entouré de leurs parents et amis, qui ont vécu un accident de la route grâce à l’alcool, la drogue ou la vitesse.

En sortant de la salle de cinéma, j’ai écouté les commentaires des gens à cet égard et il y a définitivement deux opinions distinctes.

1- Les jeunes d’aujourd’hui sont irresponsables et ne pensent pas aux conséquences de leurs gestes.

2- Ce documentaire met l’emphase sur une minorité de jeunes et les gestes et actions qu’ils posent ne sont pas représentatifs des jeunes en général.

J’aimerais connaitre votre opinion.

Les jeunes…

La génération actuelle des jeunes âgées entre 16 et 24 est-elle si effroyable? Les jeunes sont-ils tous des fêtards qui conduisent sous l’effet de l’alcool ou de la drogue et roulent à des vitesses de 200 km/h « juste pour le fun »?

Le documentaire a fait le portrait d’une minorité de jeunes dans cette situation, par exemple les jeunes qui boivent de la bière dans une halte routière. Pour être honnête, je n’ai jamais vu cette situation de mes yeux… et vous?

Ou les parents…

Ou le problème vient peut-être des parents. Combien de fois des parents utilisent leur cellulaire au volant, prennent quelques consommations, mais disent qu’ils sont corrects pour conduire, qu’ils font des excès de vitesse parce qu’ils sont en retard? Et combien de fois on entend que dans leur temps ils pouvaient conduire avec une bière entre les jambes? Est-ce que c’est cela qui influencerait le comportement de plusieurs jeunes?

Et si c’était parce que les jeunes ont moins de compétences que les adultes en termes de bonne conduite? Il faut dire qu’avoir un permis de conduire de nos jours n’est pas si difficile et que très peu de jeunes sont capables de bien réagir en matière de conduite hivernale. Est-ce pour cette raison qu’il y a plus d’accidents chez cette catégorie d’âge?

En terminant, je tiens à dire que monter dans un véhicule qui sera conduit par un conducteur ivre est aussi irresponsable que le conducteur lui-même. Bref, quelle qu’elle soit, il doit certainement exister une solution, mais malheureusement personne n’a encore réussi à la trouver.

J’attends vos commentaires!

 

Bande-annonce de Dérapages 

Tolérance zéro: pas juste les jeunes

- 16 avril 2012

c50d8bee94877fd6137607f127542e85Il y a eu plusieurs réactions face à la décision du gouvernement d’imposer la tolérance 0 aux jeunes de 21 ans et moins. Décision respectable, surtout quand on regarde les réactions des-dits jeunes face à cette nouvelle contrainte. Des « je pouvais boire un verre et conduire et maintenant je ne pourrai plus » et des « je vais en profiter avant la date butoir » ont de quoi nous convaincre que le gouvernement n’a pas eu une si mauvaise idée!

En revanche, bien qu’on espère ainsi protéger nos jeunes, il n’en demeure pas moins que des adultes de plus de 21 ans agissent de façon toute aussi irresponsable. Quand on a du plaisir, la ligne est mince entre boire et trop boire. Tout le monde ne réagit pas de la même façon à l’alcool, tout le monde n’a pas la même tolérance. Pourtant, certains dépassent encore et toujours la limite…hors du bassin des « jeunes »!

Je découvre au fil du temps que ce n’est pas parce qu’on vieillit et qu’on gagne en maturité qu’on arrête, en quelque part dans son cœur, d’être un enfant pour autant. Dans certaines situations, c’est acceptable. Garder son cœur d’enfant qu’ils disent! Mais de prendre la route après avoir pris un verre, je trouve que ça ne l’est pas. Bien au contraire. C’est irresponsable, égoïste et immature. Alors pourquoi ne pas sévir la loi sur le taux d’alcoolémie pour les « adultes » aussi? J’entends déjà les commentaires outrés de certains qui s’opposeront à cette idée. Ces mêmes personnes qui disaient qu’il était normal pour la « masse » des jeunes de subir les conséquences des quelques irresponsables. Tous les conducteurs saouls n’ont pas 21 ans. Ils en ont parfois 30, 40, 50…Je ne fais que penser aux récidivistes, parfois alcooliques. De ce que je peux me souvenir, ils ne sont pas souvent considérés dans le bassin des « jeunes » et ça ne les empêche pas de continuer à causer des problèmes.

Jusqu’à ce que les tests d’alcoolémie deviennent obligatoires à bord de nos véhicules, je suggère que nous suivions l’exemple de nos « jeunes ». Aucune loi ne le régit, mais pourquoi ne pas s’imposer soi-même une limite sociale et morale? La satisfaction personnelle de ne pas avoir pris de risque devrait nous suffire!

Qu’en dites-vous?

Blogue : Lexus se donne une identité plus forte

- 11 avril 2012
2012-Lexus-LF-LC-Concept

Lexus LF-LC Concept 2012

Les marques de prestige sont reconnues pour avoir des identités très fortes qui se reflètent surtout au niveau de la calandre et de quelques éléments de design ici et là. On connait tous, les deux naseaux de BMW, l’énorme calandre en trapèze d’Audi et bien sûr la calandre chromée de Mercedes-Benz. Ce sont tous des éléments visuels qui font que l’on reconnait toujours ces voitures au premier coup d’œil.

Toutefois, une marque de prestige avait la fâcheuse tendance à échapper à cette règle et c’est du côté de Lexus, la marque de prestige de Toyota. Il faut dire que la marque n’existe que depuis 1989, donc qu’elle est relativement jeune et que l’on peut dire qu’elle pèche par une jeunesse excessive par rapport à ses compétiteurs qui jouissent tous d’un historique presque centenaire.

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Lexus ES300h 2013 (intérieur)

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui Lexus, est une marque en renouvellement et en quête d’une nouvelle identité. On se rappel, les premières années d’existence de la marque sans réelle orientation, puis est venue le langage L-Finesse au milieu des années 2000. Les spécialistes se sont  enfin réjouis d’une affirmation visuelle de la part de Lexus. Bien que ce style qui se devait d’être prometteur n’a pas livré la marchandise en fait d’identité visuelle forte, au moins, Lexus a tenté. Il faut cependant dire que malgré la sagesse des lignes, les consommateurs ont particulièrement bien répondu avec des ventes fortes et même quelques années au premier rang des constructeurs de prestige aux États-Unis.

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Lexus GS350 F-Sport 2013

Voilà que 2013 arrive à grands pas et par le fait même une toute nouvelle orientation stylistique chez Lexus. Monsieur Toyoda, grand patron du groupe, affirma il y a quelques années que les entreprises sous son joug se devaient d’avoir une affirmation plus forte. Le résultat est bien simple, en plus de dynamiser ses véhicules, ils doivent avoir une image propre qui les distingue des autres. Les premiers pas de ce changement se manifestent avec des voitures concepts spectaculaires comme la LF-LC et plus réalistement avec l’introduction de la GS 2013. On arrive avec une nouvelle ligne plus forte, certainement, mais surtout une nouvelle calandre qui est la carte de visite des constructeurs. Chez Lexus on choisit le sablier comme inspiration et il faut admettre que pour le moment, le résultat est probant.

Lexus est enfin arrivée à se donner un style propre dynamique qui plait. Ce qui est bien c’est que le changement se fait à la vitesse grand V sans perte de temps. Les commentaires journalistiques sont tous positifs, il est donc de soi que l’ensemble de la gamme en jouisse rapidement. Le bal commença avec la GS, puis l’énorme LX et voilà qu’au Salon de New York on arrive avec les deux modèles les plus populaires : le RX et la toute nouvelle ES.

Le style de Lexus ne passe plus seulement par des lignes fluides sans profondeurs, on arrive cette fois avec des courbes fortes où l’ensemble du véhicule est travaillé. La scission avec Toyota se confirme et c’est pour le mieux. Les habitacles n’échappent pas à la nouvelle règlementation. Au contraire, on arrive maintenant avec des présentations qui sont plus dynamiques et surtout plus élaborées. Fini l’ère où l’on récupérait du côté de Toyota. Lexus vole de ses propres ailes en fait de design. Aujourd’hui, avec l’introduction de la ES, deuxième véritable nouveauté depuis la GS, la tendance se confirme avec un intérieur absolument superbe, chose inconnu chez Lexus jusqu’à maintenant.

Il est certain que le style est essentiel, mais le comportement routier aussi. Mon collègue Jacques Deshaies a eu l’opportunité de conduire la GS 2013. Ses conclusions : le changement est drastique. Non seulement, mécaniquement la voiture est aboutie, elle se comporte comme la compétition et même mieux dans certains cas.

Avec ces changements, Lexus se repositionne en tant que constructeur de prestige et non plus seulement de voiture de luxe. Si la tendance se maintient, Lexus sera en mesure d’accomplir un virage complet qui le met finalement au coude à coude avec les Allemandes qui ont toujours regardé la Japonaise avec un sourire en coin de mépris. Les choses changent et dans le cas de Lexus c’est clairement pour le mieux.