Sérieusement, je suis prêt pour le INDY 500

- 3 mars 2011

Ça sentait le printemps la semaine dernière dans le Midwest américain. Depuis mon déménagement à Indianapolis l’an dernier, quand le printemps approche dans ce coin de pays, tu ne peux faire autrement que penser course automobile. Cette année, on dirait que le début de la saison IZOD IndyCar n’arrive pas assez vite. Les préparations à l’usine FAZZT vont bon train et nous sommes prêts pour les essais avant saison du mois de mars sur les circuits routiers de Sebring en Floride et Barber Motorsports en Alabama. Afin de me mettre encore plus dans l’esprit des courses, je suis allé visiter le complexe Indianapolis Speedway qui est devenu, au cours des dernières années, un de mes circuits préférés. Tout un contraste quand tu le visites hors-saison. C’est plutôt calme en ce moment, mais tout devrait changer lors de la célébration de la 100e édition du Indy 500 au mois de mai prochain.

Pour cette visite, j’avais invité quelques amis de Sun Media. Ce jour-là, il faisait un froid de canard, mais le moment était propice pour parler du centenaire de cette course mythique. Pour plusieurs de mes invités, cette visite marquait un retour à ce circuit légendaire. La vue de la ligne de départ et des estrades vides du haut de la Pagode était tout de même très impressionnante, mais pas autant que le jour de la course alors que la foule animera le circuit.

L’endroit était gris, sombre et paisible. Ils ont été frappés par son gigantisme et comment ce circuit était intimidant. Mais, je ne pouvais m’empêcher de leur dire : « Attendez de voir ça au mois de mai. »

Sur la ligne déserte du Gasoline Alley, j’ai tenté de leur décrire comment mes parents sont restés muets d’étonnement l’an dernier en marchant pour la première fois à mes côtés lors de la journée de la course.

J’ai mille fois effectué le trajet aller-retour du garage aux stands sur le Gasoline Alley durant les essais et les qualifications depuis mon année recrue en 2009, mais il n’y a rien de tel le matin du grand jour que d’effectuer ce parcours vers la grille de départ pour les cérémonies qui précèdent la course. C’est absolument électrifiant, et j’ai encore la chair de poule à y penser.

Tout ce bruit de la foule était tout à fait incroyable. Ma mère avait les larmes aux yeux, et mon père n’a pas dit un mot avant d’arriver à la grille de départ tellement il était impressionné. Même à ça, il a à peine prononcé un mot ou deux, ce qui est inhabituel pour lui.

Durant cette visite, mes invités ont eu droit à quelques tours de piste où je leur ai raconté ma première expérience sur ce circuit en 2009 avec Al Unser Jr. au volant de la voiture de présentation. Les autres recrues m’accompagnaient dans le sedan, et lorsque Unser a finalement abordé le premier virage à près de 190 km/h, personne n’aurait pu mettre un doigt entre le miroir et le mur tellement il en était près. Je me suis écrié : « Il est totalement déconnecté, nous allons frapper le mur ».

Nous avons terminé cette journée par une visite au musée. Je suis toujours impressionné par l’historique de cette course et par les récits qui l’accompagnent. Si vous avez la chance de visiter Indianapolis, ne ratez pas l’occasion de visiter le musée automobile. Ce qui m’a frappé le plus, c’est l’évolution de ce sport depuis 1911. Je me compte chanceux d’être un pilote IndyCar aujourd’hui, car je ne peux imaginer les conditions de pilotage au volant des voitures d’autrefois. Ils devaient avoir un courage incroyable, car la sécurité était presque inexistante. Les choses ont bien changé depuis ce temps.

Il y a ce panneau au musée qui m’a fait sourire, une reproduction qui dit que : « Les pilotes sont avisés qu’entrer en piste dans le mauvais sens ou de faire un virage en U n’est pas une bonne idée. » Je partage cet avis.

La saison arrive à grands pas, et dans un peu moins de deux mois, nous serons en piste au Indianapolis Motor Speedway. J’ai tellement hâte!

Ciao

Alex
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(Propos recueillis par Pat Caporali)

Vue de la piste de la Pagode

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La vue de la ligne de départ et des estrades vides du haut de la Pagode était tout de même très impressionnante, mais pas autant que le jour de la course alors que la foule animera le circuit.  Photo gracieuseté de l’équipe FAZZT

Les voitures d’antan

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Je me compte chanceux d’être un pilote IndyCar aujourd’hui, car je ne peux imaginer les conditions de pilotage au volant des voitures d’autrefois. Ils devaient avoir un courage incroyable car la sécurité était presque inexistante.
Photo gracieuseté de l’équipe FAZZT

La Reynard de Villeneuve

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Jacques Villeneuve est devenu en 1995 le premier, et à ce jour, le seul Canadien à remporter les 500 milles d’Indianapolis. Photo gracieuseté de l’équipe FAZZT

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